Vue d’ensemble

Après une rentrée bien chargée et des problèmes de serveur (pour changer), je trouve le temps et l’envie et la possibilité technique d’écrire ce dernier article, et de donner mon impression a posteriori sur ce séjour de quatre mois.

La première chose que je dirais, c’est que j’adore la langue japonaise, et qu’une grande partie du plaisir de ce voyage a été liée à pratiquer enfin cette langue que je n’avais apprise presque que de manière théorique jusqu’ici. J’ai appris un peu de vocabulaire bien sûr, mais j’ai surtout gagné en fluidité et en compréhension. Et quel plaisir de parler et d’entendre cette langue au quotidien… cela me manque à présent.

Mes meilleurs souvenirs sont sans doute liés au chant choral dans le club de cantates de Bach de Geidai, et dans l’ensemble Harmonia. Le premier est un choeur lié à l’université des Arts de Tokyo (Geidai) : presque tous les membres étudient à Geidai, mais pas nécessairement le chant. Il existe depuis plusieurs dizaines d’années, mais ses membres changent très souvent puisque la plupart ont entre 20 et 30 ans. La répétition qui m’a le plus marqué est probablement celle où Hidemi Suzuki était invité (c’est le frère de Masaaki Suzuki, un chef d’orchestre apparemment très connu au Japon, notamment justement pour ses interprétations des cantates de Bach). Harmonia existe depuis à peu près 3 ans, c’est un choeur plus homogène (presque tous ses membres prennent des cours de chant) et plus sérieux. Il cherche à se professionnaliser, mais pour l’instant, ce sont les membres qui payent beaucoup : par exemple, tous ceux qui sont allés en France pendant une semaine pour passer le concours de la ville de Tours (qu’ils ont remporté) ont dû payer de leur poche leur billet d’avion. Ses qualités et ses défauts étaient différents de ceux du choeur dans lequel je chante en France, c’était donc une expérience intéressante pour moi de ce point de vue ; et d’autre part, chanter dans un choeur est assurément un excellent moyen de progresser dans une langue. L’ambiance était très agréable.

Mis à part cela, j’ai d’excellents souvenirs des journées de tourisme avec des amis. Mais aussi des fameuses « nomikai », soirées où l’on va manger et boire dans un restaurant en se ruinant un peu (souvent autour de 30 euros, contre une petite dizaine d’euros pour un restaurant habituel), mais la qualité des nombreux petits plats que l’on se partage est au rendez-vous. De manière générale, je peux dire que j’ai vraiment bien mangé pendant ces quatre mois, que ce soit au restaurant ou chez moi : c’est vraiment agréable de découvrir une cuisine si différente de la nôtre, même si je ne la trouve pas particulièrement meilleure en elle-même (je suis bien content d’avoir retrouvé la cuisine française en rentrant).

En ce qui concerne les cours de Todai, j’ai été complètement convaincu par les cours de japonais, où les profs étaient très compétentes ; un peu moins par les cours de maths qui manquaient peut-être pour certains un peu de clarté, même si j’ai tout de même appris beaucoup de choses.

J’ai eu le sentiment d’être très bien accueilli, en particulier par les membres du choeur Harmonia mais aussi partout ailleurs. Même si de nombreux Européens vivent au Japon, les personnes au visage occidental restent très rares dans la vie quotidienne, beaucoup plus rares que les asiatiques en France, ce qui explique sans doute cette grande curiosité dont les Japonais font preuve. Mais l’obstacle de la langue restait bien réel à certains moments : j’avais toujours du mal à m’intégrer aux conversations de groupes, et comme ma conversation était moins fluide qu’en français, je savais moins de choses sur les gens que je n’aurais pu le savoir si nous avions parlé la même langue.

Malgré tout cela, lorsqu’on me demande si j’ai envie de vivre au Japon, je réponds que pour l’instant ce n’est pas le cas. La plupart des choses qui m’ont plu étaient surtout liées à la découverte et perdraient leur intérêt en devenant une routine. Peut-être aussi que je n’aime pas le fait que les Japonais aient plus que nous tendance à considérer le travail comme le centre de leur vie. Cela a certes des avantages : comme les Japonais travaillent plus, les services (transports, propreté de la ville, administration, commerces) fonctionnent beaucoup mieux qu’en France, mais de ce point de vue, il vaut peut-être mieux être touriste que vivre là-bas. En ce qui concerne Tokyo, je la trouve trop grande : deux heures pour l’aller-retour à Geidai ou aux cours de japonais, partagés en une heure de marche et une heure de métro, c’est beaucoup ! Et je préfère l’ambiance des villes plus petites, avec moins de foules. Enfin, le principal défaut du Japon, c’est tout de même d’être loin de la France… mais c’est grâce à cela qu’il est si différent de chez nous, et donc si passionnant.

Merci à tous ceux qui m’ont lu, en partie ou en totalité, c’est en tout cas avec grand plaisir que j’ai pris le temps de tenir ce blog !

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Mont Fuji

On pourrait voir la précédente randonnée comme un échauffement en vue de ce qui est venu couronner mon séjour au Japon : la montée du mont Fuji, que j’ai faite avec 5 autres personnes, principalement des étudiants en maths à Todai. Voilà une randonnée qui change de ce que j’ai l’habitude de faire. D’abord parce qu’elle se déroule à très haute altitude : nous sommes partis de 2400 mètres pour arriver à 3776 mètres, puis redescendus à 1400 mètres. La végétation est extrêmement pauvre, car elle est sans cesse détruite par les éruptions successives (la dernière ayant eu lieu il y a 300 ans). Et d’autre part, nous avons fait la montée de nuit, pour deux raisons. D’abord, parce qu’il est traditionnel d’arriver en haut vers 4 ou 5 heures du matin pour voir le lever du soleil. Mais aussi parce que les horaires des cars incitent largement à faire la montée de nuit. D’ailleurs, c’est ce que tout le monde fait : les embouteillages de randonneurs dans la montée étaient nombreux. On voyait parfois s’aligner au loin les lampes frontales des gens devant nous. Mais l’escalade a commencé dans des conditions météorologiques vraiment mauvaises : brouillard permanent, parfois pluie, et vent fort. Ce ne sont pas les conditions idéales pour contempler le lever du soleil du haut de la montagne. De plus, lorsque les températures sont proches de zéro et parfois en dessous, on peut vite avoir vraiment froid, et quand on manque en plus de sommeil, ce n’est pas la meilleure idée à avoir. Si un jour vous montez le mont Fuji, ne montez pas en jean seul, surtout si la météo n’est pas excellente ! Heureusement, le k-way pour jambes que j’avais acheté au 100-yen shop m’a sauvé. Toujours est-il que ce mauvais temps était vraiment désagréable, au point que nous avons vu plusieurs groupes abandonner avant la fin et redescendre, par crainte de trouver un vent et une pluie encore plus terribles en haut. À ce moment, gelés par la pluie et toujours dans ce brouillard qui nous empêcherait à coup sûr de voir le soleil se lever, nous avons hésité… puis décidé de continuer. Quelques minutes plus tard, la pluie s’était arrêtée. Puis quelqu’un dans notre groupe a dit : « Regardez, on voit les étoiles ». C’était magnifique. Tous les nuages étaient partis, on voyait d’un coup s’étendre sous nos yeux les lumières des villes au loin et les montagnes qui se dessinaient sur le ciel qui commençait à peine à être un peu plus lumineux. Quelqu’un d’autre a répété plusieurs fois : « 感動した » (littéralement, je suis ému). L’heure de marche qui a suivi a été une partie de plaisir, sauf pour un ami qui n’avait qu’un t-shirt et un manteau, et qui avait donc bien plus froid que moi qui avais pris deux pulls en plus de cela. Puis nous sommes arrivés en haut, une bonne demi-heure avant l’heure du lever du soleil. Il faut savoir qu’il est très difficile d’estimer correctement le temps que l’on va prendre pour monter, surtout parce qu’on ne peut pas savoir facilement s’il y aura ou non beaucoup d’embouteillages. Nous sommes partis 8 heures avant le lever du soleil, et nous avons dû faire beaucoup de longues pauses en chemin pour ne pas arriver trop tôt en haut. J’avais lu quelque part que le sommet était le pire endroit pour attendre, car il faisait froid : je ne suis pas d’accord du tout ! En tout cas, en haut de la montée Yoshida, c’est le seul endroit où l’on peut rentrer dans des bâtiments sans rien avoir à payer. Ils ne sont pas chauffés, mais la présence des autres ainsi que le feu qui sert à réchauffer les boissons chaudes (payantes, bien sûr) suffisent à avoir bien moins froid qu’en attendant ailleurs. De plus, on peut commander des plats chauds à un prix raisonnable (1000 yens environ). Puis le soleil s’est levé, au-dessus d’une mer de nuage qui avait malheureusement décidé de revenir cacher le paysage. C’était tout de même très beau, mais il faut avouer qu’il y a des jours où cela doit l’être largement plus. Nous avons ensuite marché autour du cratère, à l’intérieur duquel se dessinait un arc-en-ciel sur un fond de brouillard. Puis nous sommes descendus par la route Gotemba, qui a l’avantage d’être moins bondée ainsi que d’être constituée uniquement d’un immense tapis de cendres dans sa deuxième moitié. On peut alors courir facilement dans la descente, en s’enfonçant beaucoup dans le sol à chaque pas et en salissant ses chaussures. En fait, le terrain passe progressivement d’une accumulation de grosses pierres à ces cendres très fines : il ne faut pas essayer de courir trop tôt sous peine de tomber sur une pierre cachée sous les cendres et de risquer de se faire mal. Nous étions quelques-uns à être trop fatigués pour courir tout du long, nous avons donc principalement marché, mais assez vite pour faire la descente en trois heures et arriver juste à temps pour le bus qui partait à 9 heures.

Cette randonnée me laissera un très bon souvenir malgré le temps désagréable du début, et il est certain qu’on ne trouvera pas beaucoup de montagnes où l’on peut avoir une expérience similaire. Bien sûr, du point de vue approche de la nature, ce n’est pas le meilleur endroit où aller, du fait de la végétation très pauvre et du grand nombre de randonneurs sur la route principale. Quoique, le paysage désertique de la descente avait son charme, s’étendant à perte de vue. Je mettrai des photos lorsque la personne qui en a pris me les aura envoyées. En attendant, en voici une, qui vaut ce qu’elle vaut.

Le lever du soleil au-dessus des nuages.

On se croirait un peu dans un avion.

Je rentre en France demain, ce qui signifie que nous arrivons à la fin de ce blog. Cependant, j’écrirai encore au moins un article pour faire un bilan du voyage.

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Randonnée

J’ai fait une randonnée très agréable lundi avec deux amis japonais. Pour vraiment arriver dans des zones non construites, il faut compter une bonne heure et demie de train depuis le centre, mais cela fait du bien d’aller un peu à l’écart de ce monstre urbain qu’est Tokyo de temps en temps.

J'ai beaucoup aimé cette grande forêt de cyprès japonais (杉, sugi), dont la grande finesse contraste avec la hauteur, et qui concentrent toutes leurs feuilles à leur sommet.

Il y avait à plusieurs endroits des cultures de wasabi. Cette plante bien connue des amateurs de sushi doit être cultivée dans un flot constant d'eau : des aménagements permettent d'étendre le flot d'un ruisseau sur une grande surface et de réduire sa profondeur.

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Nouveau déménagement du blog

Je viens de déménager à nouveau le blog pour mettre fin (j’espère) aux problèmes récurrents posés par le précédent hébergeur (très fréquemment, il mettait plus d’une minute à répondre, et il n’était pas rare qu’il soit même totalement indisponible). Vous pouvez constater que l’adresse a changé.

Merci beaucoup à Michel qui me prête très gentiment un espace sur son serveur dédié. Je vous conseille de mettre à jour vos favoris (ou de mémoriser la nouvelle adresse), cela vous évitera de passer par l’ancien hébergeur à chaque fois, vous éviterez ainsi l’attente éventuelle.

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Télévision japonaise : Hoko X Tate

Bien que j’aie une télévision dans ma chambre, je ne l’ai que très peu utilisée. De plus, la navigation entre les chaînes était très difficile avec cette vieille télévision dont les boutons ne répondaient plus correctement. Enfin, comme cette télévision était analogique, elle ne fonctionne plus depuis quelques jours, le Japon étant entièrement passé au numérique (donc, à peu près au même moment que la France).

Mais cette télévision est bien connue pour ses programmes complètement délirants, dont l’humour est bien différent de ce qu’on a à la télévision française. En cours de japonais (le dernier cours du semestre), nous avons vu un épisode de « Hoko X Tate » dont l’idée provient d’une légende asiatique. Il y a bien longtemps, il y avait un homme qui vendait des lances et des boucliers. Il affirmait des choses comme « Ce bouclier est si solide qu’aucune arme ne pourra le percer », ou « Cette lance est si puissante qu’aucun bouclier ne lui résistera ». Un jour, un homme lui demanda ce qu’il se passerait si cette lance attaquait ce bouclier. Le marchand ne sut que répondre, et c’est de là que vient le mot « 矛盾 » (mujun) qui signifie contradiction, le premier caractère signifiant « lance » (矛, hoko) et le second « bouclier » (盾, tate). Et voilà qu’une idée absurde est passée par la tête d’un producteur japonais : organiser un combat entre une société qui prétend fabriquer un métal impossible à transpercer, et une autre société qui prétend fabriquer des perceuses capables de percer absolument tout. Les deux sociétés proposent au cours de l’émission des métaux de plus en plus résistants et des perceuses de plus en plus puissantes, jusqu’à ce que l’une des sociétés abandonne. Le résultat : 30 minutes de combats et de suspense, personnellement je ne me suis pas ennuyé du tout, même si c’est complètement ridicule ! L’avantage pour les sociétés de participer à cette émission ? Un bon coup de publicité pour la société gagnante ! Et bien sûr, il existe de nombreux épisodes de cette émission, dont quelques-uns sont par exemple racontés brièvement ici.

Voici un lien pour voir l’épisode dont j’ai parlé (environ 30 minutes, réparties dans 5 vidéos, je mets le lien vers la première). Même sans parler japonais, avec l’explication que j’ai faite plus haut, on comprend beaucoup de choses (ce sont les images qui sont importantes), même si un peu de japonais basique permet de mieux comprendre.

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Quelques plats japonais

J’arrive bientôt à la fin de mon semestre puisqu’il ne reste qu’une dizaine de jours avant mon retour en France. Les cours sont terminés, et j’ai presque fini mes rapports. Comme cela fait (relativement) longtemps que je n’ai pas parlé de nourriture, je me suis dit que je pourrais parler de certains des plats que j’ai pu préparer au cours de mon séjour avec des ingrédients japonais et/ou à la manière japonaise, en suivant souvent les instructions de sites internet. J’aime beaucoup la cuisine japonaise, ce qui ne veut pas dire que la cuisine française ne me manque pas ! Mais il faut savoir profiter des ingrédients que l’on a facilement à sa disposition.

Je ne voulais pas mettre ces photos au fur et à mesure pour ne pas transformer ce blog en blog de cuisine, les explications seront donc succintes pour ne pas alourdir cet article qui est déjà assez long comme cela. Si vous voulez connaître la recette exacte que j’ai utilisée pour un ou plusieurs plats, n’hésitez pas à me demander.

 

Poulet teriyaki (照り焼き) : poulet cuit dans un mélange de sauce soja, de mirin et de sucre. Ce genre de plats est accompagné de riz servi dans un bol séparé (et éventuellement d'autres choses, de soupe miso par exemple).

 

Maki-sushis à la bardane... pas très traditionnel, mais c'est très bon. Certains ne sont pas très beaux, mais j'ai l'excuse d'avoir un couteau vraiment mauvais. À droite, du gingembre mariné (je l'ai laissé mariner pendant deux semaines dans un mélange de vinaigre et de sucre, le résultat est excellent !).

 

Steaks à base de haricot noir mélangé à divers légumes et champignons ainsi que de la farine. J'ai en fait suivi cette recette, c'est délicieux mais long et fastidieux à préparer (surtout sans mixeur) ! Certains ingrédients (gingembre, oignon vert, miso) sont plutôt japonais, mais l'idée en elle-même ne l'est pas particulièrement.

 

Negitorodon (ネギトロ丼) : du thon cru servi sur du riz avec de l'oignon vert et des algues.

 

Kinpira gobo (金平ゴボウ), bardane en julienne cuite dans un mélange de sauce soja, de mirin et de sucre, avec du sésame.

 

Unadon (うな丼), anguille préparée à la façon japonaise et servie sur du riz (à gauche, soupe miso contenant du tofu, du choux et je ne sais plus quoi d'autre).

 

Tofu mariné au gingembre (la marinade contient de la sauce soja, du sucre et du gingembre).

 

Ce plat n'a pas de nom particulier, mais tous les ingrédients sont plutôt japonais (à part le poulet) : pâtes japonaises "udon" (séchées, donc différentes des udon fraîches), pousses de soja, choux chinois, oignon vert, sésame noir.

 

Tonkatsu (豚カツ) ou chicken-katsu (チキンカツ), difficile de me rappeler en voyant la photo. Il s'agit de porc (respectivement de poulet) enveloppé d'une épaisse couche de friture (différente de celle, plus fine, à laquelle nous sommes habitués en Europe). Contrairement aux autres plats présentés ici, je l'ai acheté tout fait, mais je voulais en parler ici car j'aime beaucoup ça, comme la plupart des Japonais (ou des étrangers qui y goûtent) : ce plat est si populaire qu'on le retrouve un peu partout dans la restauration. En revanche, les Japonais ne semblent pas en consommer beaucoup chez eux.

 

Okonomiyaki. Lisez mon article consacré à ce plat.

 

Tororo udon : il s'agit de râper un légume japonais appelé yamaimo sur des pâtes appelées udon, et de les manger par exemple avec de la tsuyu (mélange de bouillon de bonite appelé dashi, de sauce soja et de sucre).

 

Omelette japonaise, légèrement sucrée, décorée par une algue.

 

Yakisoba (焼きそば) : nouilles chinoises. Elles sont vendues (fraîches) avec un assaisonnement caractéristique (et très bon). On peut mettre tout et n'importe quoi dedans : ici, du tofu, du concombre japonais (beaucoup plus fin que le nôtre), et du chou chinois.

 

Oyakodon (親子丼) : omelette au poulet légèrement sucrée, servie sur du riz.

 

Omuraisu (オムライス) : Omelette fourrée au riz et aux oignons avec du ketchup (l'intérieur de l'omelette est identique à ce qu'il y a à côté). Comme vous vous en doutez, c'est un plat qui a fait son apparition relativement récemment... Comme d'autres plats (ceux à base de curry par exemple), il se mange avec une cuillière à soupe de style occidental, et non avec des baguettes.

Parmi les absents de cette liste (je ne prends pas systématiquement mes plats en photo, surtout lorsque ce n’est pas intéressant visuellement), on compte notamment les plats à base de soba (nouilles de sarrasin) et ceux à base de curry (le curry japonais étant différent de ce qu’on appelle curry en France), et sans doute plein d’autres choses auxquelles je ne pense pas.

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Utilisation verticale de l’espace

J’ai pris cette photo alors que je marchais dans la rue pour me rendre à un concert. Je trouve qu’elle illustre bien l’utilisation de l’espace vertical pour la circulation en voiture dans Tokyo, même s’il existe certainement de meilleurs exemples.

Quatre rues les unes au-dessus des autres, qui dit mieux ?

Je serais tenté de faire une constatation générale très simple : à Tokyo, on aime bien construire au-dessus des rues. Par exemple, outre le fait qu’il existe de nombreuses routes en hauteur comme celle-ci, qui ont probablement l’avantage de minimiser le nombre de feux rouges, une bonne partie de l’équivalent du métro à Tokyo est en fait aérien. J’aurais tendance à me dire qu’à Paris, c’est plutôt le contraire : beaucoup de routes sont construites en renfoncement dans le sol. Mais dites-moi si je me trompe. Un autre exemple amusant : il n’est pas rare du tout que pour traverser un carrefour complexe, au lieu d’emprunter un simple passage piéton, il faille monter des escaliers et emprunter une passerelle au-dessus de la route. On gagne ainsi en fluidité pour les voitures, au détriment du piéton qui doit fournir un effort bien supérieur à celui habituel pour traverser une route !

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Kamakura, Yokohama

J’ai fait récemment un peu de tourisme à Kamakura et à Yokohama, deux villes au sud de Tokyo (accessibles en une petite heure avec le train de banlieue). Kamakura est notamment connue pour son grand Bouddha (大仏, daibutsu), tout simplement une statue de Bouddha d’environ 30 mètres de haut, mais les temples bouddhistes et sanctuaires shinto sont également nombreux.

Grand Bouddha de Kamakura.

Yokohama est une des plus grandes villes aux alentours de Tokyo. Quelques bâtiments dans le centre, au design futuriste, sont très reconnaissables.

Jolie vue sur le centre-ville depuis le port. Cette photo aurait été au moins aussi intéressante de jour, mais le soleil se couche tôt ici... La (très) grande roue était la plus grande du monde lorsqu'elle a été construite en 1989. Les deux grands immeubles à gauche et à droite ont une forme très reconnaissable.

 

La grande roue vue de plus près. Elle est au centre d'un petit parc d'attractions dont on peut voir une partie des montagnes russes.

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Musée Ghibli

J’ai visité il y a peu de temps le musée Ghibli. Il y a trois films de ce studio que j’ai vu de nombreuses fois et que j’aime beaucoup : Mon voisin Totoro, Le voyage de Chihiro et Le château ambulant. Eh bien je n’ai pas été déçu par ce musée : ce qui m’a particulièrement plu, c’est qu’au lieu d’être exposés l’un à la suite de l’autre dans des salles sobres de musée comme on en voit souvent, les dessins et autres oeuvres d’art ont l’air de ne faire qu’un avec le bâtiment lui-même. Les pièces qui regroupent le plus de dessins sont magnifiques dans leur ensemble, pas seulement si l’on regarde le détail. Et quel plaisir de s’installer dans le chat-bus pour contempler un moment les dessins qui jouent le rôle de fenêtres, ou de s’asseoir au comptoir du restaurant où les parents de Chihiro se gavent de nourriture. Il y a de nombreux endroits dans le musée qui valent vraiment le détour, et tout est fait pour qu’on ne s’ennuie pas une seconde. Si vous allez à Tokyo et que vous avez vu des films du studio Ghibli, ce serait dommage de passer à côté. Je ferai seulement deux petits reproches : d’une part, le musée est plutôt petit ; ensuite, il n’y a pas une trace d’anglais, donc ceux qui ne parlent pas japonais ne peuvent pas comprendre certaines choses, mais les textes sont de toutes façons rares et le musée est plutôt destiné à être contemplé qu’à réellement expliquer des choses.

Remarque importante : si vous partez en voyage de tourisme de quelques semaines, prenez votre billet bien à l’avance (personnellement, j’ai dû anticiper d’un mois), les détails sont sur le site officiel.

Les photos sont interdites à l’intérieur du musée, mais j’ai pris quelques photos à l’extérieur.

Sur ce kiosque situé à l'entrée, il est écrit : vente de tickets. Mais au lieu d'un vendeur, on est accueilli par une peluche géante de Totoro. Le panneau en bois au-dessus indique "vrai accueil" avec une flèche, pour ceux qui voudraient être accueillis par un être doué de parole (forcément moins mignon).

Sur le toit du musée. Je n'ai vu qu'une fois Le château dans le ciel et m'en souviens à peine assez pour savoir que ce robot en est issu.

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Gokiburi, le retour

Vous vous souvenez du gokiburi ? Eh bien j’en ai enfin eu un chez moi il y a quelques jours. Cela m’a donné l’occasion de découvrir un peu mieux l’un des nombreux moyens de s’en débarrasser : le piège « Gokiburi Hoi Hoi ». Cela fonctionne vraiment bien : le lendemain du jour où j’ai vu le gokiburi, je m’en suis procuré un, et le soir même, j’ai entendu le pauvre petit insecte foncer sur l’appât situé au milieu de la plaque collante, puis se débattre et enfin abandonner. On est d’accord, 1 cafard vu – 1 cafard capturé = 0 cafard restant dans l’appartement… ?

Voilà à quoi ressemble le piège. Il y a plein de gokiburi qui ont l'air heureux à l'intérieur, donc l'insecte va naïvement essayer de les rejoindre. De plus, il fait sombre à l'intérieur, c'est donc très intéressant.

Et voilà ce qu'il y a à l'intérieur : une plaque collante, un gokiburi pris au piège (ça ce n'est pas dans la boîte au départ), et de la nourriture séchée qui sert d'appât (vous pensiez vraiment que le gokiburi allait se faire avoir simplement par les dessins de la photo précédente ?).

 

Depuis avant-hier, l’humidité a terriblement chuté : l’air devient enfin beaucoup plus respirable ! C’est donc apparemment la fin de la saison des pluies. Finalement, il n’a que très peu plu pendant cette période, mais l’humidité était assez écrasante (et justifiait pleinement l’utilisation de la climatisation qui a aussi pour rôle d’assécher les pièces). Maintenant, j’ai cru comprendre que les températures allaient probablement augmenter.

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